Aller au contenu
Accueil » Blog » Villes en zone tendue : liste complète

Villes en zone tendue : liste complète

En 2026, 1 149 communes réparties dans 28 agglomérations de France métropolitaine portent l’étiquette de zone tendue. Ce classement, vérifié le 15 janvier 2026 par la Direction de l’information légale et administrative du Premier ministre, repose sur le décret n° 2023-822 du 25 août 2023, lui-même ancré dans le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013. C’est la loi Alur du 24 mars 2014 qui a formalisé ce dispositif, en modifiant les règles issues de la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs. Une zone tendue désigne une agglomération de plus de 50 000 habitants où le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements engendre des loyers élevés et des difficultés réelles d’accès à la location. Voici la liste complète des communes concernées, ainsi que les règles clés pour locataires et bailleurs.

Liste complète des villes classées en zone tendue en 2026

Quand je cherche un logement dans une immense ville française, la question de la zone tendue revient systématiquement. Voici les principales métropoles et communes classées pour l’année 2026, regroupées par agglomération.

Agglomération Communes en zone tendue
Paris et sa région Paris, Boulogne-Billancourt, Saint-Denis, Nanterre, Versailles, Montreuil, Argenteuil, Créteil, Vincennes
Lyon Lyon, Villeurbanne, Vénissieux, Caluire-et-Cuire, Bron, Saint-Fons, Vaulx-en-Velin
Marseille – Aix-en-Provence Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne, Martigues, Salon-de-Provence
Lille Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d’Ascq, Hem, Mons-en-Barœul
Bordeaux Bordeaux, Mérignac, Pessac, Talence, Bègles, Cenon, Lormont
Toulouse Toulouse, Blagnac, Colomiers, Tournefeuille, Muret, Balma
Montpellier Montpellier, Castelnau-le-Lez, Lattes, Pérols, Mauguio
Nice Nice, Antibes, Cannes, Cagnes-sur-Mer, Grasse, Vence
Nantes Nantes, Saint-Herblain, Rezé, Orvault, Saint-Sébastien-sur-Loire
Strasbourg Strasbourg, Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Hoenheim, Ostwald
Rennes Rennes, Saint-Jacques-de-la-Lande, Cesson-Sévigné, Bruz, Pacé
Grenoble Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-d’Hères, Meylan, Fontaine

Le classement ne s’arrête pas aux grandes métropoles. D’autres agglomérations sont aussi concernées par ce statut : Toulon, Rouen, Metz, Dijon, Clermont-Ferrand, Brest, Le Havre, Nancy, Tours, Reims, Saint-Étienne, Orléans, Angers, Le Mans, Caen, Limoges, Nîmes et Amiens. La périphérie de ces villes peut aussi être touchée.

Pour savoir précisément si votre commune figure dans ce périmètre, le simulateur gouvernemental disponible sur service-public.fr donne une réponse officielle à partir de la date de signature du bail. Si vous cherchez des destinations attractives pour vous installer et travailler, jetez un œil à les villes qui attirent le plus en France pour vivre et travailler — beaucoup appartiennent justement à ces zones tendues.

Règles de préavis et encadrement des loyers applicables en zone tendue

Le préavis réduit à un mois pour le locataire

C’est l’avantage le plus concret pour le locataire. Le préavis passe de trois mois à un mois pour tout logement vide en zone tendue, sans condition particulière ni justificatif à produire. Peu importe la date de signature du bail, cette règle s’applique à toute résidence principale.

Le délai court dès la réception de la lettre recommandée par le bailleur, pas à la date d’envoi. La résiliation doit donc être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre récépissé. Pour un logement meublé, le préavis est déjà d’un mois partout en France — la zone tendue ne change rien à cela.

Le bailleur, lui, n’est pas logé à la même enseigne. Il conserve un préavis de six mois pour un logement vide, réduit à trois mois pour un meublé. La zone tendue ne modifie pas ces délais côté propriétaire.

L’encadrement du loyer entre deux locataires et ses exceptions

En zone tendue, le loyer proposé à un nouveau locataire ne peut pas dépasser le dernier loyer appliqué, éventuellement révisé selon l’Indice de Référence des Loyers (IRL). Ce mécanisme d’encadrement des loyers à la relocation vise immédiatement à freiner la flambée des prix entre deux baux.

Trois situations permettent pourtant de fixer librement le loyer : une première mise en location, une vacance supérieure à 18 mois consécutifs, ou des travaux représentant au moins six mois de loyer hors charges. Des hausses limitées restent possibles après travaux d’amélioration, plafonnées à 15 % du coût réel TTC par an. Un loyer manifestement sous-évalué d’au moins 25 % par rapport au marché local peut aussi être remonté, mais seulement à la moitié de l’écart constaté.

Certaines villes vont plus loin avec un encadrement des loyers de référence fixé par un observatoire local. Paris, Lyon, Bordeaux, Montpellier et Lille appliquent ce dispositif complémentaire — le loyer ne peut pas dépasser le loyer médian majoré de 20 %, sauf complément de loyer pour prestations exceptionnelles.

Les taxes applicables aux logements situés en zone tendue

La taxe sur les logements vacants

Laisser un bien inoccupé en zone tendue coûte cher. Tout logement habitable vacant depuis plus de 12 mois consécutifs est soumis à la taxe sur les logements vacants (TLV), calculée sur la valeur locative cadastrale. Le taux atteint 17 % la première année, puis grimpe à 34 % dès la deuxième année et les suivantes. L’administration fiscale émet cette taxe automatiquement.

Un logement sort du champ de la TLV s’il est occupé au moins 90 jours consécutifs dans l’année. Plusieurs exemptions existent :

  • Vacance indépendante de la volonté du propriétaire (litige juridique, succession en cours, décès)
  • Bien mis en vente ou en location à un loyer raisonnable
  • Travaux nécessaires dépassant 25 % de la valeur vénale du bien
  • Résidence secondaire meublée soumise à la taxe d’habitation

Ne pas confondre la TLV avec la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), qui s’applique dans certaines communes hors zone tendue avec un taux fixé localement par chaque municipalité.

La majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires

Mesure Détail
Majoration possible De 5 % à 60 % du taux normal de taxe d’habitation
Décision Votée par le conseil municipal de la commune concernée
Logements visés Résidences secondaires et logements meublés non occupés à titre principal
Dégrèvement possible Sur demande motivée — raisons professionnelles, de soins ou familiales

Cette majoration s’adresse aux propriétaires qui maintiennent un logement meublé non occupé à titre principal dans une commune en zone tendue. Le conseil municipal décide seul du taux appliqué. Si vous êtes contraint de conserver une résidence secondaire pour des raisons professionnelles ou de santé, une demande de dégrèvement motivée peut aboutir favorablement.

Pour tout locataire qui s’installe dans l’une de ces communes sous pression, anticiper les règles du bail dès la signature reste la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises — et d’actionner rapidement, le moment venu, le préavis réduit à un mois.