J’ai découvert Playa de Cofete lors de mon dernier séjour aux Canaries, cherchant un spot tranquille pour travailler face à l’océan. Après avoir pesté contre la connexion internet vacillante au sein de mon hébergement à Morro Jable, j’ai décidé d’examiner cette plage dont tous les locaux me vantaient la beauté sauvage. Prenant mon laptop et mon appareil photo, je me suis aventuré vers ce que je considère aujourd’hui comme l’un des plus beaux paysages d’Europe. Voici tout ce que vous devez savoir avant de vous y rendre.
Playa de Cofete : une merveille sauvage à découvrir
Imaginez douze kilomètres de sable blond s’étirant majestueusement le long de la côte sud-est de Fuerteventura. Cette plage vierge, située sur la péninsule de Jandía, offre un contraste saisissant entre des montagnes arides et un océan Atlantique souvent déchaîné. J’ai rarement ressenti une telle impression d’être au bout du monde – et pourtant, j’en ai visité des coins reculés depuis que j’ai embrassé ma vie de nomade digital.
Ce qui m’a frappé en arrivant à Cofete, c’est cette sensation d’immensité préservée. Protégée au cœur d’un parc naturel, la plage conserve son caractère sauvage et authentique, loin du tourisme de masse qui peut affecter d’autres zones côtières des Canaries. Ce n’est pas un hasard si plusieurs réalisateurs y ont posé leurs caméras ! La plage a notamment servi de décor pour « La Planète des Singes », « Solo : A Star Wars Story » et « Exodus : Gods and Kings » de Ridley Scott.
Le paysage désertique rappelle certains spots d’Amérique latine où j’ai travaillé à distance, mais avec une dimension encore plus grandiose, presque lunaire. La beauté brute de Cofete réside dans cette rencontre parfaite entre puissance océanique et majesté montagnarde.
Comment se rendre à la plage de Cofete ?
En voiture de location
Pour rejoindre ce petit paradis, j’ai opté pour la location d’un 4×4 depuis Morro Jable. Le trajet de 22 km m’a pris bien plus longtemps que prévu ! La route non bétonnée est parsemée de nids de poule impressionnants et serpente à flanc de montagne jusqu’à 350 mètres d’altitude. L’absence de barrière de sécurité avec le précipice d’un côté n’est pas rassurante, surtout pour ceux qui, comme moi, ont un léger vertige.
J’ai croisé quelques touristes tentant l’aventure avec de petites citadines – erreur à ne pas commettre ! Un véhicule surélevé est indispensable. À l’arrivée, un parking gratuit mais partiellement ensablé vous attend.
En bus
Si vous préférez ne pas conduire, la ligne 111 de TIADHE dessert Cofete depuis Morro Jable. Le ticket coûte 8,70€, mais attention aux horaires limités. J’ai vu plusieurs voyageurs déçus qui n’avaient pas pu monter faute de places disponibles – impossible de réserver à l’avance.
En tour organisé
Pour ceux qui cherchent une solution sans stress, plusieurs opérateurs proposent des excursions en buggy ou 4×4. Comptez environ 60€ par personne. Ces tours incluent généralement un arrêt à la mystérieuse Villa Winter et au mirador de la Degollada Agua Oveja. L’avantage ? Un chauffeur expert pour négocier ce terrain compliqué.
En randonnée
Les plus sportifs peuvent emprunter le sentier La Degollada depuis Morro Jable. Ce trek de 22 km avec 800m de dénivelé demande environ 4 heures de marche. J’ai croisé quelques randonneurs sur la route, et tous m’ont confirmé que la vue panoramique à mi-chemin valait largement l’effort fourni.
Assurance et véhicule : ce qu’il faut savoir avant de partir
J’ai loué mon 4×4 chez une agence locale et j’ai bien fait de lire les petites lignes du contrat ! La plupart des assurances ne couvrent pas les dommages survenus sur les routes non bétonnées comme celle menant à Cofete. L’agence me l’a clairement signifié, tout en précisant que de nombreux touristes s’y aventurent quand même.
Si vous décidez de tenter l’expérience, privilégiez absolument un SUV ou un 4×4. Lors de mon trajet, j’ai vu une Fiat 500 en difficulté et ses occupants semblaient bien embêtés. Heureusement, les habitants du village peuvent venir en aide aux véhicules ensablés – service payant, bien entendu.
Autre point crucial : faites le plein avant de partir ! Aucune station-service n’existe à Cofete ni sur la route y menant. Je me suis retrouvé avec une jauge d’essence inquiétante au retour, une situation que je ne souhaite à personne.
Baignade à Cofete : plaisir ou danger ?
La vue de cette immense étendue de sable et d’eau turquoise donne immédiatement envie de plonger. Pourtant, la baignade à Playa de Cofete est fortement déconseillée, voire interdite selon certaines sources que j’ai consultées. J’ai risqué quelques pas dans l’eau et j’ai vite compris pourquoi : les courants sont extrêmement puissants et les vagues impressionnantes.
Contrairement à d’autres plages des Canaries, Cofete est exposée directement aux humeurs de l’Atlantique. Sans surveillance et avec des courants marins traîtres, même les nageurs expérimentés doivent rester extrêmement prudents.
J’ai préféré profiter autrement de ce lieu : longues marches sur le sable, séances photos, et même un peu de travail sur mon laptop (oui, je suis incorrigible). Pour les amateurs de baignade, d’autres plages plus sécurisées existent à Fuerteventura. Mieux vaut se contenter de tremper ses pieds à Cofete et admirer la puissance des éléments plutôt que de s’y confronter.
La mystérieuse Villa Winter et ses légendes
Au pied des montagnes surplombant la plage se dresse la fameuse Villa Winter, construite en 1946 par l’ingénieur allemand Gustav Winter. Cette maison énigmatique intéresse par son emplacement isolé et les nombreuses légendes qui l’entourent. En bon développeur, j’aime décoder les mystères, et celui-ci m’a particulièrement intrigué !
- La théorie des sous-marins nazis : Des tunnels sous la villa permettraient aux sous-marins allemands d’accoster discrètement pendant la Seconde Guerre mondiale
- Le refuge de hauts dignitaires : Hermann Göring aurait commandité cette construction comme possible refuge
- La base secrète : Certains évoquent des installations militaires dissimulées dans les montagnes environnantes
J’ai visité la villa et discuté avec quelques locaux. Si la plupart des théories semblent exagérées, l’aura de mystère persiste. Sa position stratégique avec vue imprenable sur l’océan Atlantique et son architecture atypique en font un point d’intérêt incontournable lors d’une visite à Cofete.
À ne pas manquer : autres points d’intérêt à Cofete
Le cimetière de Cofete
Face à l’océan, ce petit cimetière partiellement ensablé raconte l’histoire des habitants qui ont vécu dans cet environnement hostile. Délimité par des murets de pierre et un grand portail, ce lieu de repos éternel dégage une atmosphère presque cinématographique. J’ai appris qu’il avait été créé car la paroisse la plus proche était trop éloignée pour y enterrer les défunts. Les tombes face à l’immensité bleue m’ont rappelé que même dans les endroits les plus reculés, l’humain laisse son empreinte.
Le mirador de la Degollada
Sur la route menant à Cofete, j’ai fait un arrêt au mirador de la Degollada. Ce point de vue offre un panorama époustouflant sur les douze kilomètres de plage et les montagnes environnantes. C’est l’endroit parfait pour prendre la mesure de l’immensité de Cofete avant d’y descendre. J’y ai passé une bonne demi-heure à ajuster mes réglages photo.
Le Pico de la Zarza
Depuis la plage, on aperçoit le Pico de la Zarza (aussi appelé Pico de Jandía), point culminant de Fuerteventura à 807 mètres d’altitude. Pour les randonneurs aguerris, c’est un objectif intéressant, mais qui nécessite une préparation et une bonne condition physique.
Restauration et services sur place
Ne vous attendez pas à trouver beaucoup d’options pour vous restaurer à Cofete. Le seul établissement dans les environs est un petit restaurant nommé Pepe El Faro, situé avant le dernier embranchement vers la plage. J’y ai pris un café et un sandwich avant de poursuivre mon exploration.
Ce lieu rustique propose des boissons fraîches et quelques plats simples, parfaits après la route éprouvante. Il dispose également de toilettes, ce qui n’est pas négligeable dans cette zone isolée. Les prix sont un peu plus élevés qu’ailleurs sur l’île, mais c’est le prix de l’isolement.
- Pas de distributeur automatique à proximité
- Aucun commerce pour s’approvisionner
- Réseau téléphonique très limité (adieu les appels vidéo professionnels !)
Mon conseil de nomade digital habitué aux zones reculées : apportez suffisamment d’eau et de nourriture pour la journée. Et n’oubliez pas de remporter vos déchets, il n’y a pas de poubelles sur la plage.
Conseils pratiques pour profiter pleinement de votre visite
Équipement à prévoir
Lors de ma visite à Cofete, j’ai béni mon sac à dos de nomade bien préparé. La chaleur et le vent constant nécessitent un équipement adapté pour profiter pleinement de l’expérience. N’oubliez pas chapeau, lunettes de soleil et crème solaire – il n’y a absolument aucune ombre sur la plage. J’ai également apprécié avoir une veste légère, car le vent peut être frais même par temps ensoleillé.
- Chaussures adaptées pour marcher dans le sable
- Protection solaire renforcée (le soleil est particulièrement intense)
- Suffisamment d’eau (minimum 2 litres par personne)
Meilleure période pour visiter
J’ai visité Cofete en avril, et c’était idéal : température agréable et affluence limitée. L’été peut être très chaud et venteux, tandis que l’hiver offre des journées plus douces mais parfois nuageuses. Le début de matinée ou la fin d’après-midi offrent les plus belles lumières pour les photos et une chaleur plus supportable.
Respect de l’environnement
Saviez-vous que les balades à cheval sont interdites sur cette plage ? La raison : des lâchers réguliers de tortues y sont effectués. Préserver ce sanctuaire naturel est essentiel pour maintenir sa beauté sauvage. Étant visiteurs responsables, respectons la flore locale, notamment le cardón, plante emblématique de Fuerteventura que j’ai pu observer dans la région.
Hébergements à proximité pour prolonger l’expérience
Après ma journée à Cofete, j’aurais aimé pouvoir dormir face à cette plage incroyable. Malheureusement, aucun hébergement touristique n’existe directement sur place en raison du statut protégé de la zone. La solution la plus pratique reste de séjourner à Morro Jable, à environ 22 km.
Cette station balnéaire propose un large choix d’hôtels et d’appartements pour tous les budgets. Avec mon expérience de digital nomad, j’ai opté pour un appartement avec bonne connexion WiFi et espace de travail, tout en restant à distance raisonnable de Cofete.
Pour ceux qui souhaitent une expérience plus authentique, quelques maisons rurales existent dans les villages environnants. Ces logements offrent souvent une immersion plus profonde dans la culture locale et des vues imprenables sur les paysages. Si vous prévoyez plusieurs excursions vers Cofete, notamment au lever ou au coucher du soleil, ces options d’hébergement proches vous feront gagner un temps précieux.

Digital nomad, je parcours le monde depuis 6 ans grâce à mon métier de développeur web. A travers ce blog je vous partage mes aventures et mes conseils pour vos prochains voyages.


