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Parking du lac des eaux chaudes : randonnée vers le refuge de l’Estrop et la Tête de l’Estrop

Deux randonneurs progressent dans un paysage alpin herbeux

En plein cœur des Alpes-de-Haute-Provence, j’ai découvert un véritable joyau pour les amateurs de randonnée : le parking du lac des eaux chaudes. Ce point de départ stratégique offre l’accès à l’une des plus belles excursions de la région, menant au majestueux refuge de l’Estrop puis, pour les plus motivés, à la Tête de l’Estrop. Niché dans la vallée de la Haute-Bléone, près de Prads-Haute-Bléone, ce parcours aller-retour balisé s’étend sur 16,6 km avec un dénivelé positif d’environ 900 mètres. Comptez entre 5h30 et 7h30 pour cette aventure de difficulté moyenne à très difficile, qui vous récompensera par des paysages alpins à couper le souffle.

Accès et stationnement au lac des eaux chaudes

Pour rejoindre ce lieu de départ idéal, j’ai suivi un itinéraire simple depuis Digne-les-Bains. J’ai emprunté la D900 puis la D107 jusqu’à Prads-Haute-Bléone, avant de continuer 5 km sur une route pittoresque en direction de Saumelonge. Le parking du lac des eaux chaudes se trouve à une altitude d’environ 1240 mètres. Avec mon SUV, je n’ai eu aucun problème, mais les voitures basses peuvent se garer 300 mètres avant sur une aire prévue à cet effet. J’ai apprécié les panneaux d’information qui présentent clairement les randonnées possibles. En été, j’ai remarqué que ce spot devient assez prisé – mieux vaut arriver tôt pour trouver une place, surtout les week-ends ensoleillés. En hiver, l’accès peut être compliqué, voire impossible selon l’enneigement.

Coordonnées GPS et repères visuels

Le parking est facilement repérable grâce au petit lac artificiel des eaux chaudes visible depuis la route. Les coordonnées GPS précises (44.1835, 6.4405) vous mèneront directement sur place sans erreur possible. Un grand panneau en bois marque l’entrée du parking, avec des indications sur les sentiers disponibles et les temps de marche estimés.

Itinéraire détaillé de la randonnée

Depuis le parking, j’ai commencé par suivre la piste d’accès qui longe le torrent de Male Vesse. Après l’avoir franchi, j’ai continué en rive droite sur environ 3,5 km jusqu’au pittoresque hameau de la Combe (1390m). Cette première partie, bien que relativement plate, offre déjà de jolies vues sur la vallée. À la dernière bâtisse du hameau, le sentier devient plus étroit et domine la rivière. J’ai ensuite traversé la Bléone sur une passerelle avant d’entamer la véritable montée. Le chemin s’élève à travers une magnifique forêt ombragée et franchit le torrent des Eaux Grosses avant d’attaquer le fameux raidillon des Revaux. Le balisage jaune (PR) et rouge est bien visible tout au long du parcours.

Passages techniques et difficultés

  1. Le raidillon des Revaux constitue la première difficulté sérieuse – une montée raide alternant passages à flanc et courts lacets
  2. Le pas de la Piche, avec sa vire rocheuse, demande de l’attention mais reste accessible
  3. La cascade du même nom, visible après ce passage, offre une pause rafraîchissante bien méritée
  4. Les trois abris pour randonneurs installés sur le parcours permettent de s’abriter en cas d’intempéries

Le refuge de l’Estrop et ses alentours

Après l’effort, le réconfort ! À 2050 mètres d’altitude, le refuge Roger Carle, dit refuge de l’Estrop, m’a accueilli chaleureusement. Construit entre 1979 et 1985 par des bénévoles passionnés de l’ADRI, ce havre de paix propose hébergement et restauration. Les alentours immédiats valent vraiment le détour : j’ai été impressionné par le cirque grandiose de l’Estrop, avec ses parois rocheuses imposantes. La source de la Bléone, nichée dans un écrin de mousse, mérite qu’on s’y attarde respectueusement. Dans les prairies alpines fleuries, j’ai eu la chance d’observer des marmottes joueuses et même d’apercevoir quelques chamois au loin. Passer une nuit au refuge m’a permis d’visiter tranquillement les environs et de préparer l’ascension de la Tête de l’Estrop pour le lendemain.

Réservation et tarifs

  • Réservation fortement conseillée, surtout en haute saison (juillet-août)
  • Demi-pension abordable (environ 45€) incluant repas du soir, nuitée et petit-déjeuner
  • Possibilité de repas à la carte pour les randonneurs de passage
  • Douches chaudes disponibles (supplément modique)

Extension vers la Tête de l’Estrop

Après une bonne nuit au refuge, j’ai entamé l’ascension vers la Tête de l’Estrop culminant à 2961 mètres. Cette extension demande environ 3 heures aller-retour avec un dénivelé supplémentaire de 900 mètres. Le sentier monte progressivement à travers les alpages avant de devenir plus technique sur les dernières centaines de mètres. J’ai traversé des pierriers et emprunté une crête aérienne mais sans difficulté majeure. L’effort en vaut largement la chandelle : au sommet, j’ai profité d’une vue à 360° sur les Alpes du Sud, avec le Mercantour au loin et même la Méditerranée par temps clair. Cette partie de la randonnée requiert une bonne condition physique et un minimum d’expérience en terrain montagneux.

Panorama et points remarquables

  • Vue imprenable sur le massif des Trois-Évêchés et la vallée de la Bléone
  • Aperçu du lac d’Allos et du Mont Pelat par temps clair
  • Observation possible des sommets du Parc National du Mercantour
  • Point de vue unique sur l’ensemble du cirque de l’Estrop

Conseils pratiques et recommandations

Je recommande cette randonnée entre juin et septembre, quand les sentiers sont dégagés de neige et les journées suffisamment longues. L’été, j’apprécie particulièrement la première partie ombragée qui protège de la chaleur. Au printemps, soyez prudents : plusieurs couloirs d’avalanche traversent l’itinéraire. Prévoyez au minimum 2 litres d’eau par personne, même si vous trouverez des points d’eau en chemin, notamment à la cascade et au refuge.

  • Chaussures de randonnée montantes imperméables indispensables
  • Bâtons de marche recommandés pour le raidillon et les descentes
  • Protection solaire même en forêt (chapeau, crème, lunettes)
  • Vêtements chauds pour le refuge, même en été (l’altitude reste conséquente)

Attention aux chiens de protection des troupeaux (patous) que j’ai croisés dans les alpages : restez calme, ne les provoquez pas et contournez largement les troupeaux. J’ai trouvé la première partie sur piste un peu monotone, surtout au retour, mais les paysages sublimes du cirque de l’Estrop compensent largement cet inconvénient. Fractionner la randonnée en deux jours est une option que je conseille vivement pour profiter pleinement de ce petit paradis montagnard.

Équipement recommandé

Pour cette aventure, j’emporte toujours mon kit de randonnée en altitude : veste imperméable, couche thermique, gants légers, bonnet, trousse de premiers secours et bien sûr mon appareil photo pour immortaliser ces panoramas exceptionnels entre rivière, forêt et sommets rocheux. Le téléphone capte mal dans la vallée, alors une carte papier reste précieuse.