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Devenir expatrié : mode d’emploi

Voulez-vous vivre ou travailler à l’étranger et devenir expatrié ? Il n’y a pas de chemin tout tracé. Quitter son pays d’origine pour aller travailler ou vivre à l’étranger est une expérience unique. Vous devrez faire face à plusieurs étapes. Déménagement, santé, sécurité, protection sociale, fiscalité, retraite, séjour, retour éventuel. Vous réussirez cette mobilité internationale si vous prenez le temps de préparer et franchir chaque étape avec responsabilité et réalisme.  

Expatrié : qu’est-ce que cela veut dire ? 

En général, un expatrié est un salarié qui quitte son entreprise pour aller travailler hors de son pays d’origine. Le salarié expatrié n’est toutefois pas un travailleur détaché ou mis à disposition d’une filiale à l’étranger. Un expatrié peut être une jeune personne qui bénéficie d’un visa de travail ou d’un PVT (permis vacances-travail) et fait sa première expérience professionnelle à l’étranger. Un expatrié peut aussi être une personne retraitée qui décide de vivre à l’étranger. 

Comment devenir expatrié ?

Le déménagement : comment le réussir lorsqu’on veut devenir expatrié ? 

Devenir expatrié ne veut pas dire abandonner tout ce qu’on aime. Animaux de compagnie, voitures et effets personnels et ceux de toute la famille peuvent être très bien transportés à l’étranger. Un bon déménagement vous permet de garder vos affaires à portée de main même dans votre pays d’accueil. Avez-vous besoin de renseignements sur les conditions et le coût d’un déménagement international ? Vous trouverez plus d’informations ici.   

Intégration et séjour

Pour mieux vivre son séjour dans son pays d’accueil, un expatrié doit apprendre la langue locale. Par exemple, améliorer son anglais est essentiel pour s’intégrer dans des pays comme l’Angleterre et les Etats-Unis. Si vous plutôt en Thaïlande (Asie) ou au Sénégal (Afrique), pensez à apprendre le thaï ou le wolof.

Protection sociale : qu’en est-il pour un expatrié ? 

Un salarié expatrié est pris en charge par la protection sociale du pays d’accueil où il travaille. Mais en plus de sa cotisation sociale dans ce pays, il peut choisir d’adhérer à la Caisse des Français de l’étranger et cotiser à l’assurance maladie française. Cela lui permettra de bénéficier de la protection sociale française en cas de maladie professionnelle ou non, de maternité, d’accident de travail ou d’invalidité. De même, l’entreprise d’origine (établie en France) peut choisir de cotiser à la protection sociale française au bénéfice de son travailleur expatrié. 

Santé et sécurité

L’entreprise du travailleur expatrié est responsable de la sécurité et de la santé de son salarié. Il peut donc choisir de souscrire une assurance couvrant les frais de santé et les besoins en assistance de l’expatrié. Par ailleurs, si entreprise qui l’emploie est également établie en France, elle doit inscrire le salarie expatrié au régime expatrié français du régime de l’assurance chômage.   

Retraite 

L’expatrié français cotise pour sa retraite dans son pays d’accueil. Mais Il peut aussi cotiser à la caisse de retraite des expatriés (CRE) pour une retraite complémentaire. De plus, il peut choisir de cotiser également à la Caisse d’assurance retraite et de santé au travail (Carsat). 

Fiscalité 

Lorsque vous devez partir vivre ou travailler à l’étranger. Il est nécessaire d’en parler au centre des impôts dont vous dépendez ainsi qu’à votre banque. Votre banque vous dira si vous devez éventuellement clôturer certains comptes bancaires. Mais retenez que vous devez garder au moins un compte SEPA si vous devez continuer à payer l’impôt en France. Des démarches et cotisations fiscales diffèrent selon que l’expatrié garde son domicile fiscal en France ou non.