Mélac et le vin, ce n’est pas simplement un mariage de raison. C’est autre chose. Un hymne à la vie et à l’humanité. Il suffit d’assister un jour aux vendanges du « Château Charonne» tiré à partir de sa treille pour comprendre que l’esprit du vin que l’on recherche ici se rapproche plus des noces de Cana qu’une dégustation guindée de grands crus...
 
Les vendanges

 

Pour la 31éme édition des vendanges : On chantera tous les tubes du passé

 

 

 

 


Ce samedi de mi-septembre, la rue Léon Frot est bloquée par les bancs et les tables et toute la foule fraternise au son de la musique de la fanfare pendant que les enfants foulent les grappes et en font sortir un jus bien rouge. Jugées sur des échelles de peintres les jeunes filles du quartier vendangent tandis que les petits enfants du quartier foulent les grappes de leurs pieds menus.

En 1979, Jacques Mélac a eu l'idée de planter dans la cave du bistrot un pied de vigne de Baco arraché de son pays Aveyronnais de Bozouls. La vigne lui a ainsi offert la plus belle devanture pour un bistrot à vins qui soit. Le Château Charonne l’a conduit à présider l’association des vignerons de Paris qui regroupe des particuliers ayant un ou plusieurs pieds de vignes sur leur balcon, sur leur bord de fenêtre ou dans leur cour.

«Quand tu vois l’homme, tu comprends le vin » telle est la devise du bistrot Mélac. Avec une soixantaine de références, il vous fait découvrir non des grands vins, mais d’abord des hommes qui travaillent le vin, qui y mettent toute leur personnalité pour offrir un vin qui leur ressemble

Il vous parlera ainsi de petits producteurs de Corbières comme Jean-Noël Bousquet. Il y a toujours une petite bouteille à découvrir. Et puis si on aime on peut même acheter la bouteille, Mélac c’est l’ami des viticulteurs.
Derrière la galéjade de son cépage Baco, Mélac en connaît un rayon sur le vin. Il sait arpenter les ceps, et surtout s'y faire des amis. S’il met bien en avant les deux ou trois grands producteurs aveyronnais de Marcillac, son cœur penche aussi beaucoup du côté des vignobles du Languedoc et du Roussillon.

«Le nouveau Beaujolais, c’est comme un papa qui attend le bébé dans la salle d’attente de la maternité. On va pas dire qu’il est pas beau ou pas bon, il est là, c’est tout. Et puis, on verra le lendemain, si ça gargouille.»

Voir le diaporama des 30e vendanges du Bistro Mélac.

L'abus d'alcool est dangereux. Consommez avec modération.