Papa Mélac, était monté dans les années 20 de son Aveyron natal. Il rencontre sa femme qui était, d'un petit village de l'Aveyron (Barriac), dans un bal des amicales Aveyronnaises.
Après un mariage réussi, de garçon de café suit une gérance, puis un café, puis un autre (le parcours traditionnel d'un Aveyronnais à Paris).


En 1938, il rachète un ancien "cours des halles" de la rue Léon Frot et le transforme en Palais du Bon Vin. Tout un programme. C’était le temps où le quartier populaire de Charonne vivait au rythme des imprimeurs, des typographes et des métallos. Artisans et ouvriers arrivaient au Palais du Bon Vin pour l’apéro et pour remplir leurs bouteilles étoilées à la tireuse en blanc, rouge, ou rosé, de dix à douze degrés.

Comme Molière mourant sur scène, Mélac Père, (ci-contre en 1930) lui, a tiré sa dernière révérence en chutant dans l’escalier de sa cave une bouteille de blanc à la main alors qu’il allait servir à sa femme ("ma minette") un petit kir. Un voyage vers le ciel pour le patron du Palais du Bon Vin.

Jacques, après avoir taté du vélo, a suivi le parcours des jeunes Aveyronnais. Quand il a repris le bistrot du paternel, au liquide, il a décidé d’ajouter du solide. Il a fait monter du pays des rillettes, du jambon, des fritons, s’est mis à faire des omelettes et le Palais du Bon Vin s’est peu à peu transformé en cantine de quartier.…

La coupe du Meilleur Pot en 1981 consacrera sa nouvelle vocation de bistrot à vins. Et puis du jardin de son père à Bozouls, il rapporte un pied de vigne de cépage Baco, qui va faire souche dans la cave du Bistrot et lui donner la plus belle des devantures et l'envie d'être vigneron. "La boucle est presque bouclée".







Vendre du vin, c'est bien.
En fabriquer soi-même pour savoir en parler, peut être aussi utile que passionnant.
Ainsi l'ami Mélac fait son vin avec son ami Jean-Noël Bousquet.

C'est le Domaine des Trois filles